Fierté parle moi

j'habite loin de ma race, ma famille, mes amis, l'université de mes rêves est un champ de bataille, comme toute petite  j'ai rêvé de la cathédrale qui est maintenant un souvenir mort. La langue que j'ai passé seize ans à étudier  m'est utile que pour le sens du savoir. Les nouvelles ne me font que brouillir de rage, les hommes d'états sont aussi les hommes de joies. les écoles sont devenues des borlettes spacieuses. Les yeux secs encore je dirais je suis fière d'être Haïtienne me racrochant à mon acte de naissance.

Mais qu'est-il devenue de ma conscience ? Pourquoi tant de fougue à défendre une terre souillée par ces propres rejetons. plus je me voile la vérité plus la realite me crève les yeux. Pendant que le monde vise la classe superieur , nous sommes en constant récréation. refaire la classe devient l'obectif, alors que nous étudions ici bas, nos livres se fabriquaient  de l'autre bord. Analysant mon état patriotique, je me croyais être le dindon de la farce, se serait une insulte aux voisins jusqu'ici ils sont encore des badeaux  ou " reste-avec"  utiliser et rejeter, A qui crier ! a qui aller  Etranger dans leurs proper maisons. Que dire de cette brutalité humaine? Et si on dansait cela sacrifie tous nos problèmes. nous sommes dévastés on danse , on a faim on danse ."Chaque chose en son temps" il faudrait étudier ce dicton dans les écoles car la notion du temps nous échappe " m pa konn sim anle, m pa konn sim ate" dans ma petite tête je jurais que nous étions suspendues.

Des débats par-ci par la, ce n'est pas cela qui manque, toute la ville en parle. Transformer la honte en colère, cela devient une habitude l'effet est plate, blamer les étrangers nous avons passé toute notre vie a le faire jusqu'ici nous ne faisons que tourner en rond. C'est quoi la solution alors? que sais-je ? par contre une chose est certaine la prise de conscience devient une exigeance, le temps d'appeler un chat un chat c'est maintenant ou jamais. Dignité et Haïtien ne vont plus de pair, c'est a conquérir. Pour l'amour du pays prend une pause avant d'exuberer ' je suis fière d'etre Haitien" car la question présente serait 'De quelle fierté on parle ?" La seule vraie dignité de l'homme est sa faculté de se mépriser (George Santayana).

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